Oulipo

L’Oulipo (OUvroir des LIttératures POtentielles) est un mouvement né dans les années 60 qui vise à s’imposer des contraintes particulières et originales d’écriture, qu’elles soient mathématiques, burlesques, légères ou profondes. Pérec et Queneau en étaient d’éminents membres.

Ci-dessous des textes écrits en suivant certaines contraintes justement…

Slam de la Gaule (Vocabulaire d’Astérix)

Il était une fois une peuplade d’irréductibles
Souvent des sales gosses que l on pourrait qualifier de terribles
Ils vivaient dans un village retranché la poésie
Qui pour l empereur du spectaculaire était une hérésie

Rome vivait avec cette Idéfix
Que le monde devait se conquérir d une manière rentable
Que la guerre se déclare Cétautomatix
Quand ils se réunirent autour de la table

Le contrat proposé était ponctué d’une Astérix
Celle de se soumettre gentiment à César
Perdre leur liberté était un trop grand risque
Car soumis au commerce d’esclaves étaient tous ses arts

Les gaulois préfèrent le sanglier aux petits fours
Le sang lié ils décidèrent de s’unir face à Rome
Qui voulu bientôt les faire courber par la loi du plus fort
N’avaient pas marché les pièges du champagne et Babaorum

Ils s’écartèrent et suivirent leur Petibonum de chemin
S’implantèrent partout à commencer par Lutèce
Une fois tout conquis, César se prit la tête à 2 mains
Car les poètes implantés ne se laissaient pas test

Il en tomba sur le cul eut Malococcix
Se retrouva les bras ballants Abraracourcix

Pour les détruire, il y implanta quelques pirates
Afin de corrompre ces résistants par l intérêt
Se soumirent par ce biais quelques primates
Mais l’ensemble des rebelles tenaient bon, César était atterré

Il enclencha alors une guerre violente et frontale
En servant du bon consommable jusqu’ à la télévision
La morsure de crotale aurait pu être fatale
S’ils n avaient leur potion magique: la liberté d’expression

La résistance n’est pas une Assurancetourix
Elle ne permet pas toujours de garder une Bonemine
Mais souvent rien ne vaut mieux qu’une bonne rixe
Faire un tour et tout retranscrire d une bonne mine

Et c’est comme ça qu’on témoigne et qu’on lutte contre Rome
On aime la sale besogne, pas besoin de cd-rom
Ils savent qu’on est prêts et que nous sommes pour eux un virus
Que leur son digital jalouse au fond nos Stradivarius

Dans notre village Pictave, le camp romain c’est le TAP
Promouvoir la civilisation de la culture locale ils s’en tapent
Ils préfèrent honorer et alimenter leurs propres Obélix
Ils sont pour moi plus sales que les pervers matant sous des robes lisses

Je prends pas de bouclier Arverne pour lancer ces mots
La Grande Traversée est de dire pour moi ce que je pense
J’suis pas la pour leur promouvoir ma démo
Juste dénoncer qu’on a pas tous le même caviar dans la panse

Je n’ai pas encore un Agecanonix
Pourtant quand je vois le Panoramix
De nombreux gaulois deviennent intermittents des romains

Je me dis que je me ferais bien druide
Combattre ceux qui jouent de drôles de droides
Et qui se gavent allongés de grosses grappes de raisin

Alors oui on cultive, se rassemble pour transmettre l’héritage
Des résistants et des poètes comme Hannibal qui venait de Carthage

Baudelaire, Esope, Villon nous ont laissé des Serpes d’or
Leurs écrits sont des serpents qui dorment
Et nous gaulois savons les réveiller

On a reçu les bons signes de Shérahazade
On s’arrose d histoires à grands coups de rasades
Et faisons tout pour nous émerveiller

C’est que ça stimule une bonne bande de la Gaule
Qui nous empêchera de ne pas devenir des adultes?
Leur palais culturels les rendent souvent gogols
Leurs arènes ne sont pas des reines mais des putes
Elles seront détruites à grand coup de catapultes

On en fera une nouvelle discipline olympique
Où l’on détruira tout ce qui est de la civilisation romaine du pognon
Souvenez-vous de la Révolution et de ses piques
Ou l on voyait trôner nombres têtes de romains cuisinés à l’oignon

Excusez moi d être à ce point anthropophage
Mais tout est permis dans un slam dessiné
Alors pour le banquet final dans cette Falbala gauloise on servira du potage
Où l’on verra les couilles baignées de tout ceux précédemment désignés


Oh le PLB (Paires d’alphabet: AB BC CD….)

Oh PLB si tu savais combien je t’aime
Et te quitter pendant 8 mois ça me fait tellement de peine
Que je t’ai écris un poème

Je t’en prie ne trouve pas ça louche
Entends ces caresses de ma bouche
Et comme toutes ces lettres se touchent

M’ABC devant toi en buvant ta bière d’ABye
Me fait CD tout pantois, et CD litres que je filtre
Depuis le temps que je te côtoie, j’aurai du DCD 100 fois
D’art et DC sous ton toit, que j’aime y faire mon cinéma

Ici tu fais tellement D Eureux, alors comment te dire adiE
Avoir le visage radieux, alors que c’est comme si je quittais Dieu
Ta mousse a tellement de rEliF , sans parler de la barbe de StF
Tes nectars sont si divins qu’ici t’es bien plus que le chF

BrF, G H chaque fois que j’y pense au fond de l’œil une petite tâH
Jusqu’à HIaler tant ce gâHI me fait me friser la moustH
IcI J avais trouvé des bons HI, des bons burgers
IcI J toute la maJ de la joie, de la bonne humeur

La bière en tout K, L M croisé les lèvres d’OnizuK
La mamL il la Kresse dans ce palais au milles rois
L M NRV Harmo quand il s’amN devant la cible
Et que sa pN n’a pas de mO quand il la rate… lui qui se croyait invincible

Une ambiance digne de la MeiNO (Meinau), on oublie sa N O comptoir
Après des heures de burO Pnibles, on vient s’OQP d’bonnes histoires
Et si parfois dans le couloir une forte odeur de PQ R
C’est que les P Qmulent parfois de bonnes raisons d’être vénR

T’es CRS ou policier, si un dégoût en toi RST
Si t’es conteST, détST, plutôt que de te faire molST
Viens donc te délST de toutes ces raisons de pST
Au PLB, même des punks sont devenus des majST

T’a-t-on éT Utile depuis que tu as quiT la rU
Comme une séance d’UV dont certaines ici sont férU
Toi qui te sentait VrU ((verrue), es tu un peu moins inconnU
Ou moins NRV à la VriT que tu ne l’aurais crU ?

Moi, elles me font tellement rêV que je vois W (v)ers minuit
Ces mamelles ses W (v)erres que me sert sans cesse Adri
Et là mon Writable celui qui me sort de l’ennui
Bafouille et c’est regrettable je finirai tout seul au lit

Parfois quand même la fille pour qui tu prends des risques cèdent (XZ)
Mais le plus souvent toutes celles pour qui tu as le regard fixe s’aident(XZ)
Viennent te voir pour te dire « il faudrait vraiment que tu nous Z
Va manger un petY et dormir, t’es pas un acteur de X men »

En général, j’fabule et j’en perds mon alphabet
Une déclaration d’amour à un Bar c’est surement un ptit peu bête
Mais moi faut que j’monte la pression pour ne pas finir par tomber
Et que je boive pour oublier que vous allez me manquer le PLB


Le tour de France (86 villes de France Vienne représente)

Sur un Bordeauxtoroute après avoir été Limog(é)s
Un jour où je cassais la croûte, j’ai décidé de mettre ma vie en dAngers
Je voulais reprendre les Rennes de mon existence en main
Me battre comme un Lyon sans avoir à penser à demain

Avec Laval de ma Foix et de la conscience qui m’aNimes
Pour la première fois depuis une caValenciennes, j’ai décidé de vivre de mes rimes
Cap ou pas Gap en quelque sorte et qu’adVienne ma destinée
Je fis le Paris qu’une fois passée la porte je ne vivrais plus que pour l’innée

J’ai donc pris la route du sud, Issoire de faire un Tours
Pour voir mon Aix en Provence
C’était une belle Bourges Cambrai, pas très Douai
Mais avec une belle paire de Loches
et dont les Saint-Brieuc
Que m’avait fait rencontré la providence un soir de Strasbourg(ré)
Dans un baloche

C’était la fille d’un pinGrenoble, un ancien béké
Un kéké se vantant de maitriser le Rodez Antilles ainsi que le paso doble
On s’adorait car elle aimait se faire Bayonn(é)
Par des mecs aux poches remplies de monnaie
Des lords Anglet, en somme des seigneurs de Châteauroux

Elle n’aimait pas les Mou(,)lins comme l’autre
On adorait Béziers de Troyes à Sète heures
Les jours de canicule jusqu’à se faire péter les roTulle(s)

Mais bon comme c’était une vénale et que je n’avais Niort ni diamants
Elle me mit une Epinal œil pour que je ne sois plus son amant
Elle ne fut donc pas pour moi une reveNantes

Celle que je prenais pour une Saintes était en fait une Puteaux sales vices
Elle n’était Nice bijoux, ni une novice, ni mon astre
J’aurais bien du me douter qu’à la fin elle me Castres

Bon sur le coup je Dijoncte et me dit qu’il faut que je me Reims le cerveau
Donc pour ne pas me retrouver le Menton dans le Cannesniveau
Je me Cassis vite d’ici car ça craint trop

Direction la plage pour me déCarcassonne the beach sous les Pamiers
Où surprise pour la toute première fois, je crois JAnnemasse

Woaw !!! Il fait Auch, que Ca(l)hors !!!
C’est Cholet plages du sud en été…So chaux
Je sais pas vous mais moi ça m’Arras

Pourtant c’est apaisant de s’étendre sur les galets
Même si La Roch(,)elle est brulante
J’en Lens un pour faire un ricochet
J’aime Caen la rythmique de la vie est si Laonte

Et là, manque de Pau, je touche un type entrain de nager
Qui fait un malaise sous le choc car il était Agen
A ma grande surprise c’est un ecclésiastique, le PerPignan

En astiquant sa chique, il me parle Dax du bien et du mal et me lance de bonnes Vannes
Il a vraiment la banane, ce ClermontF(r)errand en le voyant deviser et boire son vin de Metz
Je me dis qu’il doit aimer la bonne Cher(,)bourg(é) aussi très souvent

En tout cas, il a le sens du Meaux et me raconte des histoires de Chatelleraut(co) où ils en ont dans le bAuxerre
Je l’inVitré vite au restoRouen
Il prend un bon morceau de hoMarseille(ant)
Et enchaîne avec du canard Marignane Vitryollé à l’Orange puante

Certains Angoulème, comme on peut trouver des femmes de conNarbonne

Toulon du repas, nous devisons Guéret paix de Tolstoï et sur l’existence de Dieu
Nan…cy…. Chi…non
En voyant son insistance vers Lorient, je songe que je manque de monoï et dois lui faire mes adieux

Et là il boit son Verdun coup, et me frappe d’un gros coup…
En me réveillant, je vois une Trappes qui s’ouvre et un accent ALeMans qui me happe

Vexé par mon agnosticisme, il m’a enlevé sur Lille de son monastère
Il ne fait pas les choses à Poitiers
Me voilà victime de Segrégation et je ne lui fais même pas pitié

L a morale de cette farandole de fous où je finis par me faire flouse….
Tou….louse

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