Raps

Quelques textes de l’album « Un monde à l’amer »

Maudits jeux de mots

Mes mots dits sont mes amis si je fais des jeux de mots
Mais maudits sont les mots mis en mode Je démago
Ma main mise sur un style haut avant de lancer ma démo
Ma mainmise sur un stylo n’est pas à vendre pour un magot

Ma chirurgie est précise tout comme du cristal de vaisselle
Ma chérie rugit éprise mais crie si j’étale ma veste seule
Ces mots mis bâtissent l’alliance de la flamme qui m’unit vers celle
Dont l’anatomie en bas attise ma flemme universelle

Comment ça tchatche de ouf je m’en fous de rester incompris
Commente sa chatte , sa touffe, je m’enfouis loin dans un con pris
J’éjecte en jouant le pro sur mes propos les plus abjectes
jacte jouissant sur la peau propre de ma micro langue objet

J’ai lâché les gaz je m’envole au hasard d’une montgolfière
J’ai flashé Pégase en vélo lézardant des mondes trop fiers
J’ai pas pu rétrograder la fusée s’est mise au galop
Regardez moi m’amuser ça y est je deviens mégalo

RefraiN
Des moments passés sans tricher pour éviter les morsures
Des mots mentent pas assez pour s’enticher d’une mort sure
Le lobe sert à ressentir des caresses bien trop douces et frêles
Observe les s’en tirer en carrosse ces Duché, ces Alfred

Tete d’ane ou de mule appelle moi Baudelaire poitevin
Ou baudet qui tete l’air de vaurien quand il boit le vin
Mon estomac est mon foi , jamais ma plume ne simule
Météomate sous mon toit meme la pluie n’est jamais si nulle

La vie teste nos cervelles pour qu’on lui dise « t’es si belle »
La vitesse nous asservit, sens l’ overdose de décibels
La cervoise coule bien tard au fond de ma gorge qui grince
Mon cerveau sert le nectar quand il se saoule de Georges Brassens

Arrivistes, mercenaires, les réseaux sociaux brassent de l’air
Rives tristes, guerres des nerfs, des sots si hauts crachent des glairs
Des artistes prolifèrent n’étant que de vulgaires singeries
Et vu les miettes qu’ils laissent, loin de leur beaux destins je ris

Rerain

Le mot rale sur l‘instru et glisse vers un nouveau couplet
La morale nous instruit vers la ou tendre son beau cou plait
Le matamore tend le drapeau pour honorer Robespierre
Le mal d’amour attend la peau couronnée qu’une robe espere

Le sens fuit à toute allure jusqu’à perdre toute connaissance
Le sang fut tout à l’heure amer, le doute n’est pas une conne essence
Comme je déblatère sur un circuit appelle moi Ferrari
Le cirque cuit des débats enterrés prouve que l’enfer arrive

Les cakes dans l’intestin pointent, attend donc que j’en moule un
Les fakes te testent à un point, résistance de Jean Moulin
A trop laisser pisser nous sommes un peu tous des collabos
Récépissé pour les hommes, faudrait décoller des labos

Je suis le boucher des mots, je les casse dans mon abattoir
Sens le sang de ma démo, j’ai la carcasse aléatoire
C’est mon purgatoire, mon jardin secret, mon laboratoire
C’est la que se crée, que s’élabore mon art oratoire


La fuite des cerveaux

Où sont ils donc passés
Pourquoi ils disparaissent
A peine on peut les croiser
Quand on ouvre la presse
C’est une espèce qui doit être bien peureuse
Quand on tape sur leurs coquilles souvent elles sont toutes creuses

C’est pas le département mais on peut parler d’exode
Tant les divertissements servent à suivre cette mode
Laissons les se vider tous avides et à cran
Laissons les vidéos défiler sur leur écran

C’est une espèce qui devient bien tranquille
Si la pièce a du réseau pour son doigté tactile
Fut un temps où elle tuait les crocodiles
Désormais elle ne croque plus, elle est docile

Si servile qu’elle laisse ses empreintes gratuitement
Sans même prendre la fuite elle se piège bêtement
Le monde moderne fait bien baisser le niveau
Et pour l’espèce humaine c’est la fuite des cerveaux

Miroir, miroir, dis moi qui est le plus con
Celui qui piaille le plus chez ses pauvres garçons
Les marseillais, les chtis, les anges ou certains rappeurs
Alimentent la manie étrange de le vivre sans peur

Chez tous les jeunes addicts ya une odeur de bruler
Leur ardeur est maudite, le mot bite les fait marrer
Ils se branlent, leurs râles hantent des corps hideux et refaits
Les corridors du grand vide sont un décor parfait

Et ça rêve de piscine, de pétasses peroxydées
Où l’on entasse des liasses sans conscience, sans idées
Décadence, des offenses, obsolescences programmées
ça dessine une société de futurs croix gammées

ça se gave l’esprit comme une cervelle de moineau
à qui on balance quelques graines pour faire son numéro
Les étoiles se reflètent quand débordent les caniveaux
Mais pour l’espèce humaine c’est la fuite des cerveaux

C’est une espèce qui croit au conditionnel
Il parait qu’il parait que tout est sensationnel
Ça se pourrait devient une preuve, un argument
Ces intra-terrestres sévissent sur nos continents

Les souris prennent la taille des éléphants
Le fromage du buzz s’empare même des enfants
C’est fantastique comme l’Histoire se revend
Complotistes et névrosés sont les nouveaux référents

C’est ptêtre la grève des greffes qui s’agrafe sur nos rêves
Et c’est grave qu’on devienne l’esclave de nos cervelles qui crèvent
Avant que le bout de nos doigts s’exprime plus que nos lèvres
Faut imprimer que leurs écrans nous parquent sans aucune réserve

Alors je t’invite à sauter par-dessus la barrière
Avant qu’il soit trop tard pour qu’on fasse marche arrière
L’étau se resserre autour de la sortie du caveau
Nos têtes s’enterrent dans le désert pendant que fuient nos cerveaux


A l’unis son

Depuis tout ptit j’voudrais parcourir l’univers
Trouver une planète ou je saurai quoi y faire
Sans effort ni effet me laisser graviter
Ici sous le goudron ne coule que du gravier

C’est grave yeah tu voyages pas sans billet
Tout devient bien trop lisse dans les rues de Poitiers
Pourquoi prendre de la vitesse s’il n’y a pas de tremplin
Je refuse ce monde ou tu ne bosses qu’à temps plein

Donnez-moi un bonne Terre, donnez moi du temps libre
Une atmosphère sereine pour trouver mon équilibre
Trop de toxs du taf qui ne bossent qu’à l’intox
Trop de loques te taxent en mettant des gants de boxe

Ça monoxyde et dioxyde de Carbone
Ça dit aussi qu’occis sont les cœurs vides des hommes
Direction l’éclipse pour un monde sans police
Laissez-moi sauter sur la sonde que l’on nomme Alunis

Sautons sur cette sonde Alunis sound ( refrain)

Arrivé sur cette terre, direct je me sens mieux
Le gout sucré de l‘air est toxique pour les Dieux
Tout est bariolé on ne miaule plus pour la mode
Même les animaux ont le droit à la parole

Ça dandine des que le vent sifflent des mélodies
Les arbres jouent les dandys sans craindre le moindre incendie
Quand leurs feuilles tombent elles tournent formant des auréoles
Si incandescentes d’or qu’on dirait des lucioles

Les abeilles nous butinent pour ambiancer le dance floor
Le soleil s’assoupit pour repousser l’aurore
Peu importe le style que tu break, que tu twistes
L’essentiel c’est que tu décolles pour danser sur la piste

Tout le monde est son maitre, tout le monde secoue la tête
Chaque petit centimètre est propice à la fête
Tu peux vivre ici comme tu passerais le mur du son
Toute la famille fourmille et sautille sur cette sonde

Sautons sur cette sonde, Alunis Sound(x4)

Trop de vibes qui sonnent sur cet asteroide
De la weed bien high et la stéréo vibre
Pas de grande gueule même si on a tous des choses à dire
Ni excuse ni anathème, il y est interdit d’interdire

Ça fait Get Up dans les têtes, tout le monde les bras en l’air
A chaque étape un set, ça déclame du Baudelaire
En passant des fleurs épanouissent des slameurs
Et moi toutes ces couleurs me mettent de bien bonne humeur

Ici le smile est un champignon contagieux
Ça déteint sur Golum qui peut se passer de son précieux
Prend l’étoile comme mario et PumpUp the volume
Les vitamines d’agrumes ont transcendé les légumes

Vu ta mine déterrée de terrien qui ne sait plus quoi faire
Je t’invite sur cette sonde pour vite quitter ton enfer
Poète téléporte toi si tu veux te rendre service
Toute une cohorte de délices t’attend aux portes d’ALUNIS


Uppercut

J’arrive dans tes oreilles comme sur le menton l’uppercut
Aussi fort que Luther King quand ses vérités nous perturbent x2
La non violence c’est sur ne fait pas vendre de l’hyper tube
Tous ces games sont illusoires j’espère que la au moins tu percutes

2018 bordel la vie ici suit son cours
Les problèmes se réinventent pour faire de jolis discours
On applaudit on crie puis on oublie on reload
Les politiques nous redoute en servant les mêmes catalogues

Démagogues, mages en vogue,
Chiens qui grognent, serrent des pognes
Flics qui cognent, cancers drogues
Sales bouledogues, faux dialogue

Casseroles, eau de Cologne
Jeux de rôle et puis lorgnent
Sans vergogne en charogne
Innombrables idées connes

La liste n’est pas que longue le pire c’est qu’elle se répète
Les pantalons se baissent et la masse se tient prête
La bouche grande ouverte comme une urne qu’on asperge
Sur nos petits égoïsmes avant de refermer l’piège

Liberté fille de pub, Vive l’individu
La culture du consensus est devenue cause perdue
Sur les sièges des assemblées ils ne sont qu’assidus
Pour détrôner leurs voisins ou pires qu’ils finissent pendus alors j’arrive…

2 refrains

Hier une fille de 12 ans me parlait de monocouilles
Qu’elle avait matées en se marrant sur une chaine youtube
Comme si internet transformait nos cerveaux en foire fouille
Génération prisonnière et c’est la France qui titube

Trop saoulée, ou sont les libérateurs de l’esprit
Isolés, désolés, on glorifie ceux qui prient
Ici prime le culte du cul et de la cyprine
Aspirant nos idéaux l’avenir est à l’aspirine

Le passé a prouvé que l’homme n’était que décadent
Et tout cela a commencé au premier jour des qu’Adam
A pas rembarré Dieu même si c’était son parent
Que son Eve pouvait être libre sans que ce soit dégradant

A trop chercher le paradis aux sources de son Eden
Nos têtes vides se gonflent vite ainsi que nos bedaines pleines
La France est un ballon de gaz tournant seule dans sa chambre
An de grâce 2018 bientôt tous fils des cendres


Faute de rap

Je viens d’un bahut ou même les élèves ne connaissaient pas le rap
Ça n’empêchait pas que les sixièmes soient pris pour des sacs de frappe
Ambiance bled paumé de cambrousse ou les mobylettes dérapent
Tous les gendarmes étaient saouls et ne nous lâchaient pas la grappe

Alors imagine pas le choc quand j’ai découvert cette cassette
Assassin sur Nova nous parlait de sa formule secrète
Neandertal de Goldman c’est comme si j’avais conquis le feu
La puissance de leurs paroles oh oui c’est ça que je veux

Je me souviens de la tronche de mes potes tous fans de métal
C’était pas de la musique pour eux c’était du bruit pour du bétail
Patch de Mettalica dans le dos avec leurs vieilles vestes en jean
J’étais en avance sur mon temps car je portais un jogging

Vise la dégaine aux premières de Ntm ou d’Iam
Vêtements bariolés venant tout droit de l’oncle Sam
Peace love unity having fun et verbal attentat
Il s furent pour moi de grands gourous sauf pour leur coupe muleta

Comment ça tu viens du mellois_ faute de rap
Tu n’as ni foi ni code ni loi_ faute de rap refrain
Tu n’es ni un bboy ni un gangsta
Faute de rap faute de rap faute de rap

Dans le dico c’était pas mis ce que c’était un possee
Je ne venais pas de la rue mais ce n’était pas impossible
De me fondre dans le moule jeunesse du monde de demain
Alors pour m’y mettre j’ai du prendre un stylo en main

J’ai plongé dans ce mouvement car il accueillait bras ouverts
Musique funk pour les punks c’était un véritable calvaire
Ça groovait à mort Boney M, James Brown ou Sister’s Jackson
Une bonne rythmique écoute comment ce get down résonne

Petit à petit ce son s‘est diffusé sur les radios
Avec son flot commercial et d’innombrables idiots
C’est pas que Skyrock qui a brisé tous nos idéaux
Le rap : étiquette de gangsta beta dans le dos

Car c’est très vite devenu à qui serait le plus vrai
Le plus fort des parvenus toujours l’exemple du plus mauvais
Copyright des quartiers qui a bien connu la galère
Intolérant qui divise, avide d’argent, identitaire

Refrain

J’y ai trouvé des poètes ne faisant pas que singer les states
Trop de têtes fuitaient pour paraitre de parfaits esthètes
Moi j’ai suivi mon parchemin tout en prenant de la distance
En gardant des sons de Fabe/ ou du Saian dans la panse

Quand je pense à tous ces pansements à tout ce mercurochrome
T’étonne pas qu’est c’est amer que je fais ma cure au micro
Sinécure en mode cru tout comme quand j’étais môme
Le vieux loup de mer a encore de la rage sous ses crocs

Alors sur les flows je rame tout en brandissant la grand voile
L’astre en moi mon drapeau la poésie pour étendard
J’ai du recul tout comme si je vivais sur une étoile
Jamais mon exil ne m’emprisonnera tel un bagnard

Représente pour les solistes d’un bled paumé des Deux-Sèvres
Le poète pouet poueteux du Poitou la pour te donner de la fièvre
Onizuka lipstick des fleurs du mal sur les lèvres
L’Animal sarcastique aime toujours torturer les lièvres

C’est quoi ça une fable du mellois ?

Beh les lièvres ça aime les carottes non ?

Et moi je me torture à faire la tortue depuis assez longtemps, faut bien franchir la ligne

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