West Coast Slam

Le slam a ses valeurs d’ouverture, de tolérance, de partage et de bienveillance et produit des rencontres en tous genres.

Entre 2008 et 2015, des contacts privilégiés ont eu lieu entre les slameurs de Poitiers, Tours, Bordeaux, Nantes et Pau. Ce qui a incité les slameurs à venir fréquenter régulièrement les scènes des uns et des autres. Tout slameur ayant slamé sur au moins 4 scènes de ces différentes villes pouvait rentrer dans la West Coast Slam.

A l’initiative de ce mouvement avec Maras (Bordeaux), Zebiam (Pau), Naturel (Tours) et Amadeus (Poitiers), Onizuka tenait l’ambassade officielle à Poitiers.

La West Coast Slam a fini par compter près d’une trentaine de membres qui ont gagné de nombreux tournois sur cette période. Citons pèle-mêle Grog (Poitiers), Méluzine (Poitiers puis Pau), Nico Las (Nantes), Alice (Nantes puis Poitiers), Daitoha (Bordeaux), Tom Tom (Nantes), Harmonitare (Poitiers), etc…..

Petite histoire du slam français

Au milieu des années 90, d’abord au nord de Paris (avec Pilote le Hot), dans le 93 ( Café Culturel de Saint Denis), puis petit à petit dans les grandes métropoles françaises (Lyon, Bordeaux, Nantes, Toulouse,….), le slam commence à s’implanter avec des scènes régulières et la création de premiers tournois nationaux et régionaux à partir de 2005 avec notamment le Grand Slam National et le Slam United, ou des projets comme Boucha’zoreilles ou les Nuits du Slam.

Finale championnat francophone de SLAM au Mans en 2015

Le milieu des années 2000 est le moment charnière pour le slam français avec l’émergence de Grand Corps Malade qui popularise le mouvement. A partir de 2005, de nombreuses associations voient le jour un peu partout en France et de nombreux tournois, prétextes à la rencontre, se créent à dimension nationale (GSN en 2005, Tremplin slam du Mans en 2006, Slam So What en 2008, Coupe de la Ligue Slam de France en 2011) ou régionale ( Slamenco de Nantes, Slam Fever de Rennes, SuperSlam de Tours, OSSO de Bordeaux, etc…). Dans les régions, et localement, de nombreux événements à destination des scolaires commencent aussi à naître, encrant le mouvement auprès des jeunes générations.

Après l’essor des années 2005-2013, le mouvement traverse une période créative où en plus des quelques grands tournois nationaux (Coupe de la Ligue et GSN notamment) , les associations cherchent à créer de nouvelles formes de rencontres, à taille plus humaine, et en sortant un peu du cadre du tournoi classique. Depuis 2015, de nombreux nouveaux événements créatifs ont vu le jour et s’implantent localement (Slam du Micro de Bois d’Aubagne depuis 2012, Slam du Magret d’Argent à Toulouse depuis 2015, O’Slam etc… à Josselin depuis 2014, Slam So Poit’ à Poitiers depuis 2017, Slamarobriva d’Amiens depuis 2017, les Joutes poétiques de Granville, Slam sur la Langue de Reims, etc….)

A l’orée des années 2020, le slam n’a jamais été aussi vivant en France.

Origines

Le SLAM de poésie (Poetry slam) apparaît au milieu des années 80 sur les scènes de Chicago aux Etats-Unis où son créateur Marc Smith se demande alors par quel outil il peut rendre la poésie accessible à un large public et lui donner une énergie scénique.

Il invente alors le SLAM avec des principes simples: un tournoi populaire où les jurys viennent du public, où les poètes viennent présenter un texte de leur composition de moins de 3 minutes (sous peine de pénalités), sans costumes, sans accessoires, ni aucun support musical. La performance doit venir du corps et de la voix seulement, peu importe la forme qu’elle prend ( chantée, scandée, rappée, murmurée, etc…), une performance a cappella qui ne doit jamais oublier une certaine dimension poétique….

Avec Marc Smith, créateur du slam et les membres fondateurs de la LSF

Slameur

Le slam permet de jouer avec une large palette d’écriture, parfois engagée, parfois satirique, parfois technique ou l’on joue sur les sonorités. Par les mots, nous pouvons surprendre, émouvoir, faire rire, éveiller les consciences, le tout en 3 minutes, pas plus pour laisser la place à tout le monde.

Vainqueur Slam So What 2013 (avec Ypnova, Amadeus et Doudouch’ka)

Slamer, c’est à plusieurs. Quelqu’un qui fait un spectacle avec ses textes ne slame pas. Slamer, ce sont différentes voix qui se font entendre, passer d’un univers à un autre, accepter le partage de la scène, 3 minutes pour se faire entendre et tout le reste à écouter les autres.

Marc Smith, le fondateur du mouvement, a créé un tournoi « le Slam Poetry » qui permet aux différents orateurs, aux différents poètes de participer à des compétitions dans un esprit de bienveillance. On dit dans le slam que le meilleur poète ne l’emporte jamais pour souligner l’aspect subjectif de la notation.

Onizuka a toujours privilégié les compétitions collectives et a quelques performances à son « palmarès »:

  • 2009 finaliste du tremplin slam Le Mans Cité Chanson
  • 2013 vainqueur du Slam So What de Paris avec Poitiers (Amadeus, Ypnova et Doudouch’ka)
  • 2014 vainqueur du Slamenco de Nantes avec Poitiers (Tom Tom et Doudouch’ka)
  • 2015 vainqueur du Micro de Bois d’Aubagne avec Poitiers (Harmonitare et Doudouch’ka)
  • 2015 finaliste Mons Slam d’Europe avec Poitiers (Sarah et Doudouchk’a)
  • 2016 vainqueur de L’école du Magret d’argent de Toulouse avec Poitiers (Kikief et Harmonitare)
Finalistes Mons Slam d’Europe 2015

Ses débuts

Onizuka découvre le slam en 2000 via le film du même nom de Marc Levin. Il déclame ses premiers slams en 2003, avant de fréquenter ses premières scènes bordelaises à la Dibiterie en 2004…

Pour lui, c’est une révélation… Aussi bien inspiré par la chanson française, la poésie que par le rap, il trouve au sein de la scène slam émergente alors en France une liberté d’écriture et une liberté d’expression qui n’ont pas à s’affranchir de codes particuliers. Le virus est alors semé….

Onizuka au lancement la Ligue Slam de France à Reims en 2009

 Il cofonde avec Kévin Saunders (Kikief) l’association L’Astre en Moi en 2007 qui a implanté le mouvement à Poitiers et en région Poitou-Charentes (Nouvelle-Aquitaine).Il devient slamaster de la première scène pictave en 2008 sur le campus de Poitiers au Grand Kfé qu’il animera jusqu’en 2015. Il commence aussi à animer ses premiers ateliers d’écriture.

Il est le coach de l’équipe qui finira 3ème du Grand Slam National en 2008, participe au Slam Massacre au Confort moderne (avec notamment D’ de Kabal et Rouda) en 2008, se qualifie pour la finale du tremplin Slam Le Mans Cité Chanson en 2009 qui deviendra le championnat francophone de slam quelques années plus tard.

  En 2009, avec cinq autres slamasters Français, il fonde la Ligue Slam de France.