Ateliers d’écriture pour l’éducation nationale

Les ateliers se font en classes entières au collège ( jusqu’à 28 élèves). Pour les classes de 36 en lycée, il est préférable de faire des groupes pour la qualité des séances orales. En primaire, il est aussi recommander de faire deux groupes pour favoriser l’oralité même si ce n’est pas obligatoire. Onizuka est intervenu dans l’ensemble des établissements cités ci-dessous:

En Vienne (86)

Lycées: Nelson Mandela (Poitiers)- Bois d’Amour (Poitiers)- Camille Guérin (Poitiers)-Réaumur (Poitiers)- Saint Jacques de Compostelle (Poitiers)- Aliénor d’Aquitaine (Poitiers)- Branly (Chatellerault)- Raoul Mortier (Montmorillon)- André Theuriet (Civray)

Collèges: St-Savin/ L’Isle Jourdain/ Lusignan/ Dangé St Romain/ St Gervais les Trois Clochers/ Latillé/ Vivonne/Gençay La Roche-Posay/ Lussac les Chateaux/ Buxerolles/ Ronsard, Renaudot, Sainte-Croix, Jardin des Plantes sur Poitiers

Ecoles: Iteuil/ Brassens (Poitiers)/ Vendeuvre du Poitou/ St Julien l’Ars

MFR: Gençay

En Deux-Sèvres(79)

Lycées: Venise Verte (Niort), Jean Macé (Niort), Pérochon ( Parthenay), LEP Cail (Chef-Boutonne)

Collèges: Fontanes (Niort), Gérard Philippe (Niort), Lezay, Celles/Belle, Mendes France (Parthenay), La Mothe St Héray, Marie de la Tour d’Auvergne (Thouars), L’Absie, Mazières en Gâtine, Abbé Pierre (Neuil les Aubiers), Mauzé sur le Mignon

Ecoles: Chey, Chauray

Mfr: Argenton les Vallées, Bouillé St-Paul

En Charente (16)

Collèges: St Amand de Boixe, Confolens, Montemboeuf, Aigre, Blanzac-Porcheresse, Montbron, Abzac, Mansles

En Charente Maritime (17)

Lycée: Palissy (Saintes)

Collège: Montlieu La Garde

Le slam dans les classes

Par Virginie Mege

TIRÉ DE LA PAGE
http://WWW.CAFEPEDAGOGIQUE.NET/LEMENSUEL/LENSEIGNANT/LETTRES/FRANCAIS/PAGES/2007/88_DOSSIERSLAM.ASPX

Poésie et Slam, même combat
Le Slam constituant l’expression d’une poésie originale, moderne et orale, pourquoi ne pas l’utiliser en classe et faire slamer les élèves ? L’idée est séduisante, encore faut-il savoir ce qu’est le Slam, identifier ce qu’il peut apporter dans le cadre de l’Ecole et imaginer comment on peut réellement l’intégrer dans les cours sans tomber ni dans l’exploitation-prétexte ni dans une démagogie stérile.

Le Slam est un « outil de démocratisation et un art de la performance poétique » explique la Fédération française de Slam Poésie (FFDSP). Il est un « lien entre écriture et performance, encourageant les poètes à se focaliser sur ce qu’ils disent et comment ils le disent ». Au départ, le principe du Slam est simple : après s’être inscrit, le slameur est invité à dire son texte en un temps limité (de trois à cinq minutes selon les scènes) et sans musique. Le public est indulgent et la récompense systématiquement acquise, le slameur se voyant offert un verre par le bar organisateur, quelle que soit la qualité de sa prestation. L’improvisation est permise mais la plupart du temps, le slameur travaille son texte en amont pour le scander avec perfection. Démuni de musique accompagnatrice, le Slam « a cappella » n’en est pas moins rythmé. Dans cette poésie de l’oral, les exploitations des sonorités et le pouvoir des mots sont à l’honneur. De quoi séduire, bien entendu, plus d’un professeur de français en quête d’un moyen de motiver ses élèves pour l’étude de la poésie.

Depuis environ deux ans, le Slam a investi les établissements scolaires, institutionnels et culturels français. Des médiathèques aux IUFM en passant par les bibliothèques, les théâtres, les établissements scolaires et les centres pénitentiaires, on semble le trouver partout. La Direction des Affaires Culturelles de la Mairie de Paris a d’ailleurs favorisé en 2006 les projets de Slam Productions, notamment de nombreux ateliers de Slam et d’écriture en milieu scolaire, au titre de « la culture, de la politique en faveur de l’égalité femmes / hommes et de la politique en faveur de la jeunesse ». Le site du CRDP de l’académie d’Amiens consacre quant à lui une « fiche technique » sur le slam et les expériences pédagogiques se multiplient. On peut s’interroger sur un tel engouement. Qu’apporte donc le Slam ? Pourquoi les écoles, collèges et lycées le plébiscitent tant pour les cours de français ?

Facile d’accès, peu contraignant, le Slam permet une nouvelle approche de la poésie ainsi qu’un travail de l’oral (en production et en réception) pour les élèves de primaire et les 6ème-5ème de collège. « Le slam c’est avant tout une bouche qui donne et des oreilles qui prennent. C’est le moyen le plus facile de partager un texte, donc de partager des émotions et l’envie de jouer avec des mots » précise le slameur Grand Corps Malade dont l’album Midi 20, véritable succès depuis mars 2006, s’est vu récompensé par deux victoires de la musique. Par le truchement du slam, les élèves sont donc invités à surmonter leur inhibition face à l’écriture et à découvrir la poésie.

Outre le côté ludique qui plaît aux plus jeunes, l’écriture slam présente aussi l’intérêt d’une sensibilisation concrète aux sonorités. Un professeur de français en témoigne dans un entretien avec le slameur dit « Vers Saint Rhétorique », de la S.L.A.M (Section Lyonnaise des Amasseurs de Mots) : « Ton intervention de trois heures devant mes élèves a été très bénéfique. Les allitérations, les assonances, les champs lexicaux… leur ont semblé tout à coup beaucoup plus concrets. Ils ont compris ce que signifiait la « musique des mots ». Tes exercices de slam devraient être intégrés aux manuels scolaires. » (1er février 2007). Les slameurs sont conscients de cette reconnaissance et ce même « Vers Saint Rhétorique » déclare : « A nos débuts dans le slam nous étions complètement décriés par les profs de français, entre autres. Ils n’étaient pas les seuls. Et la tendance s’est inversée. Maintenant les profs reprennent certains exercices pour intéresser les élèves à la langue ».

Il est vrai que les slameurs sont désormais régulièrement sollicités par les établissements scolaires. D’une manière générale, pour une intervention, il faut prévoir un slameur pour une dizaine d’élèves, l’atelier d’écriture étant facturé environ 50 euros de l’heure. Dans le cadre d’une scène slam, le budget s’élève à plus de 260 euros. Bien entendu, les prix varient selon les slameurs, les régions et la dimension du projet. Celui-ci reste en effet à définir.

Le Slam, plus qu’un moyen, devient parfois un réel objectif à atteindre. Ainsi certains professeurs n’hésitent pas à inclure le Slam dans une réelle pédagogie de projet. Les classes peuvent par exemple participer à des tournois de grande envergure, notamment au Slam Interscolaire organisé par la FFDSP dans la ville de Bobigny, le dernier en date du 26 au 30 juin 2007 ayant remporté un vif succès.

De façon plus modeste ou du moins dans une optique peut-être plus pragmatique et scolaire, le Slam peut être utilisé en fin de collège ou en lycée pour mieux comprendre la poésie engagée. De Melancholia de Victor Hugo dénonçant le travail des enfants du XIXème siècle industriel aux textes des artistes des banlieues d’aujourd’hui exprimant leur mal-être à coup de mots, il n’y a finalement qu’un pas, que le Slam aidera les élèves à franchir aisément. La visée argumentative demeure, la force de la mise en forme du langage reste omniprésente. Les professeurs peuvent envisager non seulement d’initier les élèves à l’écriture slam mais aussi les inciter à étudier des poèmes dits classiques, en les slamant. Le sempiternel exercice de récitation en prendra un sacré coup de jeune !

En fin de compte, slamer, n’est-ce pas revenir aux sources de la poésie antique ? Les slameurs eux-mêmes se réclament de la lignée littéraire traditionnelle et se considèrent comme de nouveaux poètes engagés. Il n’y a qu’à naviguer sur les sites Slam pour s’en convaincre. « Cocteau Molotov » de « La Tribut du Verbe » (à Lyon) explique par exemple que son pseudonyme est un « pastiche de Raskolnikov » puisé dans Crime et Châtiment. Il se définit comme un « artisan du mot », un « tueur à langages prêt à exécuter tout type de contrat poétique ». Cette même Tribut entend d’ailleurs « faire émerger le slam comme nouvelle discipline artistique. Les mots finissant toujours par sortir de leur définition, le slam devient un styloratoire ». Le slam est alors « un art basé sur des formes d’écritures et de déclamations poétiques renouvelées. Un art de dire en rythme ». Dans une démarche « poétique et scénique » la Tribut souhaite ainsi explorer « la terra incognita du slam, un pays redevenu vierge mais délimité par d’antiques bornes » car « la poésie slam est un croisement, une convergence de sources et de pratiques différentes ».

Pour ces slameurs, « la poésie n’est pas un vieil objet, une antiquité. Elle suit son temps en se déjouant de l’actualité. Elle est « mots-derne » en ce sens qu’elle fait circuler l’énergie des mots. Une énergie renouvelable. ». Le slam est, on le voit, à étudier alors comme mouvement culturel à part entière, au même titre que le romantisme ou le surréalisme. De plus, il ne renie pas ses racines. Poète oral contemporain, héritier de l’Antiquité, le slameur redevient le « fabricateur » de vers qui scande ses mots pour charmer son auditoire. Il y a là matière à réflexion pour les élèves et ceux-ci parviendront sans doute à mieux comprendre ce qui définit la poésie et ses origines.

Au-delà d’un simple phénomène de mode, le Slam est en train de devenir un véritable partenaire des enseignants de la langue française.
Il serait dommage de le nier…
et de s’en priver !

West Coast Slam

Le slam a ses valeurs d’ouverture, de tolérance, de partage et de bienveillance et produit des rencontres en tous genres.

Entre 2008 et 2015, des contacts privilégiés ont eu lieu entre les slameurs de Poitiers, Tours, Bordeaux, Nantes et Pau. Ce qui a incité les slameurs à venir fréquenter régulièrement les scènes des uns et des autres. Tout slameur ayant slamé sur au moins 4 scènes de ces différentes villes pouvait rentrer dans la West Coast Slam.

A l’initiative de ce mouvement avec Maras (Bordeaux), Zebiam (Pau), Naturel (Tours) et Amadeus (Poitiers), Onizuka tenait l’ambassade officielle à Poitiers.

La West Coast Slam a fini par compter près d’une trentaine de membres qui ont gagné de nombreux tournois sur cette période. Citons pèle-mêle Grog (Poitiers), Méluzine (Poitiers puis Pau), Nico Las (Nantes), Alice (Nantes puis Poitiers), Daitoha (Bordeaux), Tom Tom (Nantes), Harmonitare (Poitiers), etc…..

Petite histoire du slam français

Au milieu des années 90, d’abord au nord de Paris (avec Pilote le Hot), dans le 93 ( Café Culturel de Saint Denis), puis petit à petit dans les grandes métropoles françaises (Lyon, Bordeaux, Nantes, Toulouse,….), le slam commence à s’implanter avec des scènes régulières et la création de premiers tournois nationaux et régionaux à partir de 2005 avec notamment le Grand Slam National et le Slam United, ou des projets comme Boucha’zoreilles ou les Nuits du Slam.

Finale championnat francophone de SLAM au Mans en 2015

Le milieu des années 2000 est le moment charnière pour le slam français avec l’émergence de Grand Corps Malade qui popularise le mouvement. A partir de 2005, de nombreuses associations voient le jour un peu partout en France et de nombreux tournois, prétextes à la rencontre, se créent à dimension nationale (GSN en 2005, Tremplin slam du Mans en 2006, Slam So What en 2008, Coupe de la Ligue Slam de France en 2011) ou régionale ( Slamenco de Nantes, Slam Fever de Rennes, SuperSlam de Tours, OSSO de Bordeaux, etc…). Dans les régions, et localement, de nombreux événements à destination des scolaires commencent aussi à naître, encrant le mouvement auprès des jeunes générations.

Après l’essor des années 2005-2013, le mouvement traverse une période créative où en plus des quelques grands tournois nationaux (Coupe de la Ligue et GSN notamment) , les associations cherchent à créer de nouvelles formes de rencontres, à taille plus humaine, et en sortant un peu du cadre du tournoi classique. Depuis 2015, de nombreux nouveaux événements créatifs ont vu le jour et s’implantent localement (Slam du Micro de Bois d’Aubagne depuis 2012, Slam du Magret d’Argent à Toulouse depuis 2015, O’Slam etc… à Josselin depuis 2014, Slam So Poit’ à Poitiers depuis 2017, Slamarobriva d’Amiens depuis 2017, les Joutes poétiques de Granville, Slam sur la Langue de Reims, etc….)

A l’orée des années 2020, le slam n’a jamais été aussi vivant en France.

Ateliers d’écriture

Quand l’association l’Astre en Moi a vu le jour en 2007, très vite, elle a été sollicitée pour organiser des ateliers slam et faire découvrir la discipline. Ce fut un moyen aussi de trouver et fédérer des slameurs afin de pouvoir lancer la scène du Grand Kfé.

Onizuka organisait déjà des salons poétiques chez lui, et très naturellement s’est mis à mener les ateliers d’écriture. A l’époque, il préparait un capes d’Histoire-Géo et ça faisait déjà plus de 10 ans qu’il gérait des centres aérés et des colonies de vacances en tant qu’animateur, en parallèle d’une activité de surveillant de collège. Cette double casquette l’a servi pour se trouver une véritable vocation au point d’en faire son métier et d’avoir mener depuis des ateliers dans plus d’une centaine de structures différentes.

Tout d’abord bénévole, puis salarié de l’Astre en moi, en 2014, il prend un statut d’autoentrepreneur pour mener son activité sans renier pour autant son engagement associatif. Il est désormais reconnu par les milieux éducatifs, socio-culturels et carcéraux comme une référence.

Atelier à la MFR de Gençay

Actualités

Vous trouverez ici les dates des différentes scènes slam de Poitiers, les différents tournois, les ateliers publics menés et d’autres projets en cours d’Onizuka:

  • 17 septembre: slam de qualification pour une scène nationale surprise au Carré Bleu à 21h animé par Shan et Kami
  • 2 octobre à 20h, slam pour le festival des Expressifs à la Maison des Projets animé par Harmonitare et Shan
  • 27 novembre à 20h scène slam au centre socioculturel des 3 Cités pour le festival « Ecouter-Voir » animée par Onizuka
Slam au Palais de la Bière en 2020

Slamaster

En fondant l’association l’Astre en Moi, Onizuka a voulu créer une scène slam pérenne sur Poitiers pour que tous les slameurs du coin (et ils étaient nombreux et talentueux) puissent avoir un espace d’expression. Onizuka anime des scènes régulières depuis 2008 sur Poitiers:

Comme le MC dans le milieu hiphop, le slamaster est celui qui organise et anime la soirée, installe une ambiance propice à l’écoute, de la bienveillance, mais aussi l’énergie nécessaire pour que les performances puissent se nourrir du public, de leurs rires tout aussi bien d’un beau silence quand l’émotion est là. Il faut savoir enchaîner d’un texte à l’autre, gérer le rythme, redynamiser , encourager ceux qui hésitent…. Un slam n’est réellement réussi que quand une nouvelle voix s’est fait entendre. Les novices partagent la même scène et les mêmes règles que les anciens.

Il a été invité à animer des scènes pour des événements comme le Reims Slam d’Europe ou le championnat francophone de slam du Mans.

Et dans la région Nouvelle- Aquitaine, il a animé aussi des scènes ponctuelles sur Niort, Châtellerault, Parthenay, Chauvigny, Thouars, Confolens etc…. Ainsi que pour différents festivals comme Cirque en scène, le festival de L’imprévu ou les Expressifs etc….

Slameur

Le slam permet de jouer avec une large palette d’écriture, parfois engagée, parfois satirique, parfois technique ou l’on joue sur les sonorités. Par les mots, nous pouvons surprendre, émouvoir, faire rire, éveiller les consciences, le tout en 3 minutes, pas plus pour laisser la place à tout le monde.

Vainqueur Slam So What 2013 (avec Ypnova, Amadeus et Doudouch’ka)

Slamer, c’est à plusieurs. Quelqu’un qui fait un spectacle avec ses textes ne slame pas. Slamer, ce sont différentes voix qui se font entendre, passer d’un univers à un autre, accepter le partage de la scène, 3 minutes pour se faire entendre et tout le reste à écouter les autres.

Marc Smith, le fondateur du mouvement, a créé un tournoi « le Slam Poetry » qui permet aux différents orateurs, aux différents poètes de participer à des compétitions dans un esprit de bienveillance. On dit dans le slam que le meilleur poète ne l’emporte jamais pour souligner l’aspect subjectif de la notation.

Onizuka a toujours privilégié les compétitions collectives et a quelques performances à son « palmarès »:

  • 2009 finaliste du tremplin slam Le Mans Cité Chanson
  • 2013 vainqueur du Slam So What de Paris avec Poitiers (Amadeus, Ypnova et Doudouch’ka)
  • 2014 vainqueur du Slamenco de Nantes avec Poitiers (Tom Tom et Doudouch’ka)
  • 2015 vainqueur du Micro de Bois d’Aubagne avec Poitiers (Harmonitare et Doudouch’ka)
  • 2015 finaliste Mons Slam d’Europe avec Poitiers (Sarah et Doudouchk’a)
  • 2016 vainqueur de L’école du Magret d’argent de Toulouse avec Poitiers (Kikief et Harmonitare)
Finalistes Mons Slam d’Europe 2015

Ses débuts

Onizuka découvre le slam en 2000 via le film du même nom de Marc Levin. Il déclame ses premiers slams en 2003, avant de fréquenter ses premières scènes bordelaises à la Dibiterie en 2004…

Pour lui, c’est une révélation… Aussi bien inspiré par la chanson française, la poésie que par le rap, il trouve au sein de la scène slam émergente alors en France une liberté d’écriture et une liberté d’expression qui n’ont pas à s’affranchir de codes particuliers. Le virus est alors semé….

Onizuka au lancement la Ligue Slam de France à Reims en 2009

 Il cofonde avec Kévin Saunders (Kikief) l’association L’Astre en Moi en 2007 qui a implanté le mouvement à Poitiers et en région Poitou-Charentes (Nouvelle-Aquitaine).Il devient slamaster de la première scène pictave en 2008 sur le campus de Poitiers au Grand Kfé qu’il animera jusqu’en 2015. Il commence aussi à animer ses premiers ateliers d’écriture.

Il est le coach de l’équipe qui finira 3ème du Grand Slam National en 2008, participe au Slam Massacre au Confort moderne (avec notamment D’ de Kabal et Rouda) en 2008, se qualifie pour la finale du tremplin Slam Le Mans Cité Chanson en 2009 qui deviendra le championnat francophone de slam quelques années plus tard.

  En 2009, avec cinq autres slamasters Français, il fonde la Ligue Slam de France.